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ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE DES AMÉRIQUES
Table des matières
Lidée dune
Zone de libre-échange des Amériques est née au premier
Sommet des Amériques, à Miami, en 1994. Après plusieurs
années de travaux préparatoires, les dirigeants des 34 pays
participants ont lancé les négociations sur la ZLEA lors du
Sommet de Santiago, en 1998. Linitiative correspondait au but
de cette rencontre: une croissance et un développement durables
fondés sur une intégration économique plus poussée.
À cet égard, elle doit servir les objectifs plus larges des
Sommets comme lamélioration du respect des droits de la personne,
la promotion du développement démocratique et lélimination
de la pauvreté.
Le
Canada a été le premier à occuper la présidence
des négociations, et son mandat sest terminé par la
réunion ministérielle de la ZLEA, à Toronto (3-4 nov.
1999). La présidence du Canada a été marquée par
létablissement du cadre institutionnel et administratif des
négociations et par lapport dun leadership très
nécessaire au cours de la phase cruciale du démarrage. La
deuxième étape des pourparlers, présidée par lArgentine,
sest terminée par la réunion ministérielle de Buenos
Aires, le 7 avril 2001. Cest lÉquateur qui assume actuellement
la présidence et qui accueillera la prochaine rencontre ministérielle,
à Quito, en octobre 2002.
La rencontre ministérielle
de Buenos Aires a été marquée par un certain nombre de
réussites importantes, notamment: une entente sur la conclusion
des négociations avant janvier 2005 et une mise en uvre de
lAccord au plus tard en décembre 2005; létablissement
dun consensus sur la diffusion publique de lavant-projet
dAccord; un engagement à renforcer le mandat du Comité
de la société civile de la ZLEA; des marches à suivre
et des délais précis à lintention des groupes de
négociation pour la prochaine phase des pourparlers; enfin, un
engagement ferme à faire en sorte que les économies de petite
taille reçoivent lassistance technique et laide à
la création de capacités dont elles ont besoin pour participer
pleinement aux négociations et à la mise en uvre de
la ZLEA.
Les résultats de
la réunion ministérielle ont été endossés par
les dirigeants lors du Troisième Sommet des Amériques, tenu
à Québec du 20 au 22 avril.
Le Comité des négociations
commerciales (CNC), qui réunit les vice-ministres de chacun des
pays, a pour tâche de veiller à ce que les négociations
se déroulent selon les instructions des ministres. Le CNC sest
déjà réuni une fois (à Managua, au Nicaragua, du
26 au 28 septembre) sous la présidence de lÉquateur,
et il se réunira deux fois encore avant la prochaine réunion
ministérielle. Lun des principaux résultats de la réunion
de Managua a été un accord sur une liste non exhaustive de
directives sur le traitement des économies de petite taille. Ces
directives guideront les
négociateurs au
moment dexaminer les demandes des petites économiques qui
souhaitent un traitement spécial au sein de la ZLEA.
Depuis le mois de mai,
divers groupes de négociation et autres entités de la ZLEA
se réunissent à Panama, siège du secrétariat de
la ZLEA. Cinq des neuf groupes de négociation (accès aux marchés,
agriculture, marchés publics, services et investissement) sattachent
avant tout comme les ministres leur en ont donné le mandat
à Buenos Aires à élaborer des recommandations
sur les méthodes et modalités des négociations qui doivent
commencer au plus tard le 15 mai 20021.
À Buenos Aires,
les ministres ont également créé un nouveau comité,
le Comité technique sur les questions institutionnelles (CTI),
avec mission détudier les besoins institutionnels et la structure
finale de lAccord sur la ZLEA. Celui-ci a également été
prié délaborer un avant-projet de document sur diverses
questions, notamment, la transparence, la structure institutionnelle
concernant le règlement des différends et la relation entre
lAccord sur la ZLEA et certains autres accords. Ce Comité
proposera une version provisoire du document à lexamen des
ministres lautomne prochain.
Ébauche
du chapitre sur l'accès aux marchés - Description du chapitre
Le Groupe de
négociations sur l'accès aux marchés (GNAM) a reçu
pour mandat d'examiner six secteurs, à savoir les tarifs, les mesures
non tarifaires, les mesures de sauvegarde, les procédures douanières,
les règles d'origine et les normes du commerce et obstacles techniques
au commerce. Conformément à ce mandat, le GNAM a rédigé
sous forme d'ébauche les textes qui suivent. Le mandat du Groupe
de négociations sur l'accès aux marchés (GNAM) englobe
les marchandises industrielles, y compris les produits de la mer et
les produits forestiers (c'est-à-dire les produits non agricoles).
Les ministres ont demandé au GNAM et au Groupe de négociations
sur l'agriculture de travailler conjointement sur des questions telles
que le développement des modalités relatives aux négociations.
Tarifs et mesures non tarifaires : Ce chapitre permettrait d'établir les règles régissant le commerce des produits, y compris les dispositions aux fins de l'élimination des
tarifs sur les produits originaires. Le calendrier réel de l'élimination des tarifs n'est pas encore négocié et les résultats définitifs seraient vraisemblablement joints en annexe à ce chapitre. En fonction des résultats des négociations, ce chapitre pourrait aussi traiter de diverses autres mesures
qui influent sur le flux des échanges commerciaux. Par exemple, le GNAM examine actuellement le
fonctionnement de régimes spéciaux en vigueur dans l'hémisphère qui permettent de réduire ou d'éliminer les droits dans certaines circonstances, notamment dans les
cas de zones franches qui existent dans certains pays de l'hémisphère. Dans ce
chapitre, il pourrait aussi être question d'autres mesures spéciales pouvant s'appliquer à des produits importés par un pays dans un autre pays de l'hémisphère qui ne sont peut-être pas autrement admissibles en tant que produits originaires aux
termes de l'Accord, par exemple, des produits provisoirement importés aux fins de
réparation, d'exposition
et d'échantillons commerciaux. Parmi les autres questions qui pourraient
y être abordées, mentionnons les frais d'administration douanière, le droit de chancellerie, les taxes à l'exportation, les interdictions d'importer et d'exporter et les
licences d'importation ou d'exportation.
- Mesures de sauvegarde
: Ce chapitre contiendrait des dispositions visant à permettre à un pays de prendre des mesures transitoires pour augmenter les droits
de douane jusqu'à un niveau convenu lorsque les importations à des taux réduits aux termes
de la ZLEA constituent une menace de préjudice aux producteurs du pays importateur. Il fixerait également la procédure administrative
minimale requise avant de prendre des mesures de ce genre ainsi que
la durée et la fréquence de ces mesures. On envisage actuellement la possibilité de prendre une mesure à court terme avant la procédure administrative requise si le pays importateur estime que l'industrie
nationale subirait un grave préjudice si la prise de mesures était retardée. On envisage également dans ce chapitre la possibilité d'une compensation pour le pays exportateur lorsqu'une mesure de
sauvegarde est prise contre ses exportations ainsi que la possibilité pour un pays d'exclure
les autres Parties à la ZLEA d'une mesure mondiale dans certaines circonstances.
- Règles d'origine
: Ce
chapitre établirait les règles et les conditions pour déterminer si un produit a subi un degré suffisant de production pour bénéficier d'un traitement
tarifaire préférentiel. Il va
sans dire qu'un produit qui est entièrement obtenu dans une ou plus d'une des Parties à la ZLEA sera admissible à un traitement tarifaire préférentiel aux termes
de la ZLEA. Ce chapitre établira cependant aussi les règles touchant les biens incorporant des matières importées de pays qui ne sont pas des Parties à l'Accord. Même si des règles générales s'appliqueront,
d'autres règles détaillées visant spécifiquement les produits seront élaborées. Il pourrait s'agir d'exiger que les matières importées utilisées dans la production d'un produit subissent un changement de classification tarifaire ou
passent par un processus de production précis ou que les produits apportent une valeur ajoutée minimale. Ces règles détaillées devront faire l'objet de négociations au cours des quatre prochaines années. Le chapitre déterminera aussi s'il est possible d'utiliser un certain montant minimal
de matières provenant de territoires qui ne sont pas Parties à l'Accord dans la production des produits (de minimis), et la manière de traiter,
par exemple, les produits et matières fongibles, les assortiments, les accessoires, les matières de conditionnement
et d'emballage et les matières consommables.
- Procédures douanières : Ce chapitre établirait les principes généraux pour améliorer la clarté et la transparence
en ce qui a trait au dédouanement des produits aux frontières. Il pourrait également établir les
procédures pour obtenir des décisions anticipées auprès
d'une administration douanière en vue de garantir l'application
uniforme des règles en matière notamment de classification
tarifaire et d'origine et prévoir le droit d'en appeler de ces
décisions. Ce chapitre pourrait aussi inclure d'autres questions
n'ayant pas trait spécifiquement à l'administration du commerce
préférentiel, mais à l'administration de tous les produits
importés, afin de garantir un régime douanier plus efficient
et efficace.
- Procédures douanières relativement aux règles d'origine : Ce chapitre, qui
pourrait être intégré à celui sur les règles d'origine ou à celui sur les procédures douanières, définira les exigences auxquelles doivent se conformer les importateurs
et les exportateurs pour prouver que les produits sont conformes aux règles d'origine
spécifiquement établies à leur intention.
Par conséquent, ce chapitre déterminera les cas où un importateur peut réclamer des taux tarifaires préférentiels, les registres
que les importateurs et les exportateurs doivent tenir, la manière dont les administrations
vérifieront l'origine
et la formule de collaboration entre les administrations douanières en ce qui a
trait aux questions d'origine.
- Normes et obstacles techniques au commerce : Ce chapitre doit énoncer l'assise des règles garantissant que la réglementation, les normes et les procédures d'essai et de certification ne constituent pas des obstacles
indus aux échanges commerciaux. La version provisoire du texte de synthèse intitulé « Normes
et obstacles techniques au commerce » expose les dispositions
proposées par les pays de la ZLEA au regard du chapitre sur les normes et
les obstacles aux échanges commerciaux. Ces dispositions proposées s'inspirent en grande partie de celles que l'on retrouve dans d'autres
accords commerciaux portant sur le même sujet, par exemple l'Accord sur les obstacles techniques au commerce
(AOTC) de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA,
chapitre 9)
ainsi que d'autres accords de libre-échange régionaux et bilatéraux auxquels des pays de la ZLEA sont parties. Pour le moment, les
objectifs rattachés à ces dispositions
proposées sont les suivants :
confirmer les droits et les obligations énoncés dans l'Accord sur les obstacles techniques au commerce (AOTC) de l'OMC; reformuler
ces dispositions, tout en demeurant essentiellement fidèle à l'AOTC; supprimer certains droits et obligations prévus par l'AOTC et en ajouter d'autres. Il a également été
question de dossiers comme l'aide technique aux économies de
plus petite taille et le renforcement des capacités dans la région.
L'ensemble
des projets de textes sur l'accès aux marchés représente
les propositions préliminaires formulées par chacun des pays
ou groupes de pays de la ZLEA relativement aux dispositions à inclure
dans un chapitre sur l'accès aux marchés. L'un des principes
de base des négociations sur la ZLEA est que rien n'est convenu
jusqu'à ce que tout soit convenu. Par conséquent, les pays
de la ZLEA sont libres de modifier ces propositions ou d'en proposer
d'autres sur quelque sujet que ce soit.
Ébauche
du chapitre sur l'investissement - Description du chapitre
Les investissements
étrangers directs (IED) croissent plus rapidement que la production
ou le commerce à l'échelle mondiale. En raison de la multiplication
des IED dans l'Hémisphère, de l'importance de leur rôle
sur le plan du développement dans de nombreux pays et de leur lien
positif avec l'expansion des échanges commerciaux, il faut établir
un système basé sur des règles qui s'appliqueront aux
relations entre pays sur le plan des investissements. À ce propos,
les pays de la ZLEA conviennent que tout accord potentiel devrait inclure
un chapitre consacré aux investissements.
Les négociations
relatives aux investissements en sont encore à leurs premières
étapes, et l'on n'a établi aucun consensus à propos des
éléments d'un éventuel texte commun sur les investissements.
Ce texte regroupe les propositions initiales des pays ou des groupes
régionaux de la ZLEA à propos des dispositions à intégrer
à un chapitre sur les investissements. Ces propositions s'inspirent
largement des dispositions que l'on trouve couramment dans les accords
sur le commerce ou les investissements, notamment l'Accord de libre-échange
nord-américain (ALÉNA), l'Accord sur les mesures concernant
les investissements et liées au commerce (MIC) de l'OMC et d'autres
accords régionaux ou bilatéraux signés par les pays de
la ZLEA.
Les dispositions
provisoires sont réparties entre douze thèmes principaux initialement
définis par les pays de la ZLEA, qui les considèrent comme
les éléments clés d'un chapitre consacré aux investissements.
D'autres thèmes seront ajoutés à mesure que les négociations
progresseront. Voici une brève description de ces douze thèmes :
- Traitement national : Comme dans les autres accords commerciaux, un chapitre sur les
investissements comprendrait une clause exigeant un traitement non discriminatoire
entre les investisseurs nationaux et les investisseurs étrangers (sauf en cas de réserves émises par chaque pays et d'autres exceptions de nature générale).
- Traitement réservé à la nation la plus
favorisée :
Comme pour les autres accords commerciaux et dans l'esprit de la disposition relative au traitement national, un chapitre
relatif aux investissements inclurait également une clause exigeant que les gouvernements ne réservent pas aux
investissements provenant d'un autre pays de la ZLEA un traitement moins
favorable
qu'aux investissements effectués dans les mêmes circonstances en provenance d' un autre pays.
- Traitement juste et équitable : Les propositions relevant de ce thème visent généralement à garantir que les
gouvernements appliquent une norme minimale absolue au traitement des investissements étrangers, c.-à-d. dans le respect des normes minimales prévues par le droit international coutumier. Elles font généralement partie des accords internationaux en matière d'investissements.
- Prescriptions de résultat : Un grand nombre
d'accords sur les investissements contiennent des dispositions sur les
prescriptions de résultat, qui visent généralement à empêcher l'imposition
aux investisseurs de certaines exigences susceptibles de nuire au commerce.
- Personnel clé : La plupart des
accords de libre-échange et un grand nombre des traités bilatéraux sur les investissements prévoient l'entrée temporaire de gestionnaires et de leur personnel clé pour les besoins d'un investissement donné. De tels accords contiennent généralement aussi
une clause garantissant que l'on obligera pas une entreprise à nommer des personnes
d'une nationalité particulière à des postes de haute direction.
- Transferts : Comme dans les autres accords relatifs aux investissements, ce chapitre inclurait une obligation
relative au transfert de fonds dans le cadre d'un investissement donné. Les propositions
relevant de ce thème visent généralement à garantir que les
fonds liés à un investissement
peuvent être transférés librement, sous
réserve de certaines exceptions
de nature générale.
- Expropriation
et indemnisation : La plupart des accords relatifs aux investissements contiennent
une disposition portant sur le concept d'expropriation. En vertu d'un
principe général du droit international,
les États doivent respecter
certaines conditions de base lorsqu'ils exproprient des investisseurs
ou nationalisent leurs actifs; p. ex., l'expropriation doit être d'intérêt public et non discriminatoire, être effectuée en bonne et due forme et donner droit à indemnisation.
- Indemnisation en cas de pertes : Les propositions relevant de ce thème sont courantes dans les accords relatifs aux investissements, et
visent généralement à garantir l'application
du principe de non-discrimination en ce qui concerne l'indemnisation pour
les pertes subies en raison d'une guerre ou d'un conflit civil.
- Exceptions et réserves : Les propositions relevant de ce thème visent généralement à permettre aux
pays d'émettre des réserves propres à leur contexte et de demander des exceptions pour les mesures qu'ils souhaitent maintenir ou pour les secteurs
dans lesquels ils veulent préserver la flexibilité de leur politique, sans égard pour les obligations énoncées dans le chapitre sur les investissements.
- Règlement des différends : Cette disposition,
elle aussi courante dans les accords relatifs aux investissements, garantit
que les différends sont réglés en fonction de
règles sur lesquelles
s'entendent les deux parties, et non en fonction de mesures unilatérales, de la taille
du pays et de son poids politique. Certains pays ont proposé des mécanismes de règlement des différends entre États ou entre un investisseur et un État.
- Définitions de base : Les dispositions
qui seront proposées sous ce thème visent à définir les concepts
et les termes précis qui seraient utilisés tout au long du chapitre. Ces définitions viendraient compléter les définitions plus générales qui s'appliqueraient à l'ensemble de
l'accord sur la ZLEA et seraient définies ailleurs. Par exemple, les concepts d'« investissement » et d'« investisseur » devraient être définis.
En plus de ces douze catégories de dispositions de base contenues
dans l'actuelle ébauche, on prévoit que de futurs documents
de travail consacrés aux investissements incluront des propositions
portant sur d'autres enjeux, qui seront
présentés par une ou plusieurs délégations. Les
pays de la ZLEA demeurent libres de modifier les propositions existantes
relevant de ces thèmes de base ou d'en soumettre de nouvelles à
propos de n'importe quelle question. Voici les thèmes des propositions
qui ont présentées à ce jour: i) le non-assouplissement
des lois environnementales en vue d'encourager les investissements,
ii) le non-assouplissement des lois du travail en vue d'encourager les
investissements; iii) l'amélioration de la transparence du régime
d'investissements de chaque pays.
Ébauche
du chapitre sur l'agriculture - Description du chapitre
Conformément
à la Déclaration ministérielle de San José, les
pays parties à la ZLEA qui sont membres du Groupe de négociation
sur l'agriculture ont les objectifs suivants en matière de commerce
en agriculture : éliminer les barrières tarifaires et non
tarifaires au commerce (conformément aux objectifs du Groupe de
négociation sur l'accès aux marchés); éliminer les
subventions à l'exportation qui affectent le commerce dans l'hémisphère;
garantir l'application de mesures sanitaires et phytosanitaires; et
viser à davantage de discipline pour d'autres mesures qui nuisent
au commerce, y compris celles qui équivalent à des subventions
à l'exportation. Les discussions portant sur ces objectifs doivent
être en accord avec les dispositions pertinentes de l'Organisation
mondiale du commerce (OMC), y compris l'Accord sur les mesures sanitaires
et phytosanitaires.
L'ébauche
contient diverses propositions soumises par plusieurs pays parties à
la ZLEA visant à atteindre les objectifs ci-dessus.
L'ébauche
du chapitre contient six sections (et des annexes) :
- Accès aux marchés : Dans cette section, il est question à l'heure actuelle des principes généraux et des dispositions
particulières relatifs à l'accès au marché (traitement national, taxes à l'exportation et autres). En même temps, des membres du Groupe de négociation sur l'agriculture et le Groupe de négociation sur l'accès aux marchés s'entretiennent sur la présentation et les méthodes de négociation des concessions tarifaires. Les négociations officielles sur les concessions tarifaires débuteront en mai 2002.
- Subventions à l'exportation : Cette section contient des propositions au sujet de l'élimination des
subventions à l'exportation dans l'hémisphère et
de la manière dont de telles dispositions compléteront le
travail en cours dans l'OMC sur l'élimination des subventions à
l'exportation.
- Autres mesures et pratiques qui nuisent au commerce des produits agricoles: Il s'agit, entre
autres, de propositions relatives aux disciplines pour le soutien interne,
le crédit à l'exportation, l'aide alimentaire et les sociétés commerciales
d'État.
- Mesures sanitaires et phytosanitaires : La section sur les mesures sanitaires et phytosanitaires comprend
des propositions détaillées sur les mesures en question, y compris la manière dont on appliquerait ces mesures relativement à l'Accord de l'OMC sur les mesures sanitaires et phytosanitaires.
- Questions institutionnelles : Cette section sur les questions institutionnelles comprend des propositions
sur les institutions qui seraient créées pour gérer l'application du chapitre.
L'ébauche du texte codifié sur l'agriculture représente
les propositions préliminaires de pays individuels ou de groupes
de pays parties à la ZLEA au sujet de dispositions qui feront partie
d'un chapitre sur l'agriculture. Un des principes fondamentaux des négociations
de la ZLEA, c'est que rien ne sera accepté avant que tout soit
accepté. Les pays partis à la ZLEA sont donc libres de modifier
les présentes propositions ou d'en soumettre d'autres. À l'heure
actuelle, le texte est imprimé entre crochets pour montrer qu'il
n'y a pas d'accord quant à la formulation des propositions.
Ébauche
du chapitre sur les services - Description du chapitre
La croissance
enregistrée dans le commerce des services au cours des vingt dernières
années met en lumière l'importance de nous doter d'un système
fondé sur des règles pour le commerce des services. Dans le
contexte des négociations sur la ZLEA, on s'entend pour dire qu'un
accord éventuel devrait comprendre un chapitre sur le commerce
des services. La codification des projets de textes sur les services
représente les propositions préliminaires formulées par
chacun des pays ou groupes de pays de la ZLEA relativement aux dispositions
à inclure dans un chapitre sur les services. Ces propositions sont
largement inspirées par les dispositions contenues dans les accords
commerciaux existants couvrant les services, tels l'Accord général
sur le commerce des services (AGCS) de l'OMC, l'Accord de libre-échange
nord-américain (ALENA) et d'autres accords de libre-échange
régionaux ou bilatéraux signés par les pays de la ZLEA.
Les projets de disposition sont groupées sous six catégories
des questions identifiées par les pays de la ZLEA comme étant
des composantes constitutives importantes d'un éventuel chapitre
sur les services.
Champ d'application : Les dispositions à formuler sous cette rubrique ont pour objet de définir le champ d'application général des dispositions qu'elle contient. Elles préciseraient également les services auxquels un chapitre sur les services ne s'appliquerait
pas (par exemple, les services gouvernementaux et autres services fournis
dans l'exercice de l'autorité gouvernementale). Y seraient rattachées les dispositions sur les engagements et les exceptions propres à chaque pays
que les États soumettraient au titre des mesures qu'ils souhaitent maintenir ou au titre
des secteurs à l'égard desquels ils souhaitent maintenir une flexibilité en termes d'orientation de politique, quelles que soient pas ailleurs
les obligations souscrites dans un chapitre sur les services.
- Traitement de la nation la plus favorisée : Comme dans le cas d'autres accords commerciaux, un chapitre sur les
services comprendrait une clause disposant que les fournisseurs de services étrangers feront
l'objet d'un traitement non discriminatoire entre eux (sous réserve des engagements et des exceptions propres à chaque pays, soumis par chacun des États).
- Transparence : Cette section comprendrait des dispositions sur l'accessibilité publique des informations
concernant les mesures affectant le commerce des services, de même que sur les prescriptions de notification possibles.
- Refus d'accorder des avantages : Les accords commerciaux comprennent en général des dispositions
en vertu desquelles une Partie peut refuser d'accorder des avantages à une autre Partie
dans des circonstances bien précises.
- Traitement national : À l'instar d'autres
accords commerciaux, un chapitre sur les services comprendrait une clause
accordant aux services et fournisseurs de services étrangers un traitement non moins favorable que celui dont bénéficieraient les
services et fournisseurs de services nationaux (sous réserve des engagements et des exceptions propres à chaque pays, soumis par chacun des États).
- Accès aux marchés : Les dispositions à formuler à cette rubrique ont pour objet de remédier à certains obstacles, telles les « restrictions quantitatives » (entre autres, les restrictions numériques sur la fourniture d'un service, les contingents numériques, les critères relatifs aux
besoins économiques).
Outre ces six catégories de dispositions, la codification des
projets de textes sur les services comprend des propositions sur des
questions identifiées par une ou plusieurs délégations
comme pouvant figurer dans un chapitre sur les services. À ce jour,
il a été question de la « réglementation intérieure
», (i.e., les prescriptions et les procédures en matière
de qualifications et de licences, et les normes techniques), des licences
et des certificats, des services professionnels, des subventions et
des questions institutionnelles. L'un des principes de base des négociations
sur la ZLEA est que rien n'est convenu jusqu'à ce que tout soit
convenu. Par conséquent, les pays de la ZLEA sont libres de modifier
ces propositions ou d'en proposer d'autres sur quelque sujet que ce
soit.
Ébauche
du chapitre sur les marchés publics - Description du chapitre
Le Groupe de
négociation sur les marchés publics a été chargé
d'élaborer un projet de chapitre sur les marchés publics,
fondé sur les trois objectifs suivants :
établir un cadre
qui assure l'ouverture et la transparence des processus de passation
de marchés publics, sans nécessairement suggérer l'établissement de systèmes identiques dans tous les pays;
- garantir
la non-discrimination dans les marchés publics, dans des limites à négocier;
- assurer
un examen impartial et équitable pour le règlement des plaintes concernant les marchés et les appels faits par les fournisseurs, ainsi que la mise en oeuvre
efficace des résolutions prises à ce sujet.
Le chapitre contient diverses propositions, y compris :
- des objectifs généraux
- un cadre décrivant quels marchés publics les gouvernements ouvriront mutuellement à leurs fournisseurs
- la non-discrimination pour les marchés visés
- la transparence, y compris la publication des lois, des avis au sujet des prochains marchés publics et l'adjudication
des contrats
- les procédures de passation de marché nécessaires pour
assurer un traitement non discriminatoire
- une procédure de recours, y compris les plaintes des fournisseurs concernant les soumissions et le règlement des différends
- un traitement spécial et différencié
Du point de vue de sa structure, le projet de chapitre sur les marchés
publics commence avec un exposé général des buts et des
principes, ainsi qu'avec des articles permettant de déterminer
de quels marchés il s'agit. Ensuite, l'ordre des articles du chapitre
suit généralement celui dans lequel le marché sera conclu,
de l'appel d'offres et de la présentation des soumissions à
l'adjudication du contrat et aux dispositions visant l'examen des adjudications.
Ébauche
du chapitre sur le règlement des différends - Description
du chapitre
Le projet de
chapitre sur le règlement des différends de l'accord sur la
ZLEA établira des procédures et organes interétatiques
en vue du règlement de différends découlant de l'accord.
La version actuelle du chapitre regroupe les nombreuses propositions
soumises par les délégations. La plus grande partie du chapitre
est entre crochets, étant donné que les négociations
commencent à peine et qu'il existe de nombreuses divergences entre
les délégations à propos d'un grand nombre de questions.
La version
actuelle du chapitre contient 60 articles, qui ne sont pas tous numérotés
et qui portent sur la plupart des questions qui seraient abordées
dans le contexte du règlement des différends. Toutefois, le
chapitre ne comprend pas de dispositions au sujet des organes qui seront
nécessaires pour surveiller et administrer le règlement des
différends. Ces questions institutionnelles seront examinées
au sein du Comité technique des questions institutionnelles, nouvellement
constitué, lequel amorcera ses travaux en juin 2001.
Dans sa conception
générale, le projet de chapitre sur le règlement des
différends sera vraisemblablement similaire aux dispositions sur
le règlement des différends figurant dans d'autres accords
commerciaux, notamment l'OMC et l'ALENA. Les principaux éléments
qui sont proposés dans le chapitre sur le règlement des différends
de l'accord sur la ZLEA sont repris dans les articles et groupes d'articles
suivants qui figurent dans la version actuelle.
- Articles 6 et 7 :
le règlement des différends commencerait
par des consultations.
- Articles 9 à 19 :
le recours à de bons offices, à la conciliation ou à la médiation serait possible afin de faciliter les efforts déployés en vue d'arriver à un règlement mutuellement
satisfais
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